Si je suivais mes propres conseils. J'aurais pris soin de moi depuis belle lurette plutôt que de tout mettre sous le tapis (ou presque).
J'aurais arrêté de fumer. J'aurais peut être encore une famille. La mienne, la plupart des autres sont morts et là je ne peux pas me blâmer.
J'arrêterai de me blâmer, j'ai fait ce qui me semblait juste, bien et ce que je pouvais. (Parfois, souvent même plus).
Je passerai plus de temps pour moi sans avoir peur. Du vide et de la douleur qui se saisit du vide.
J'arrêterai de bourrinner sous prétexte qu'au moins je sais pourquoi j'ai mal. Je saurais m'arrêter quand mon corps fait trop mal.
J'accepterai la douleur, le fait que comme dit le neurochirurgien "je ne serais plus jamais comme avant" et que la vieillerie œuvrant d'autres maux commencent, s'ajoutent.
Je profiterai d'être debout.
J'ai plutôt envie de me renseigner sur l'euthanasie très volontaire.
Mais ça c'est aujourd'hui. Une belle journée ensoleillée. J'ai un peu rangé, nettoyé le garage, débarrassé le grand laurier en petite forme des branches mortes. J'espère que cette attention lui redonnera le goût de pousser.
Le soleil est couché derrière Beg Meil et l'horizon.Je vais l'imiter. J'ai mal au dos, au cou, aux jambes, aux bras. Je sais un peu pourquoi mais pour le reste ce n'est pas juste
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